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Des nouvelles de…Faty

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Après une longue pause – A s’en demander si la bonne dame n’a pas trépassé pour qui a « l’esprit bienveillant »- me revoici.

la tabaski à Tombouctou, le 05 octobre (crédit photo: Faty)
la tabaski à Tombouctou, le 05 octobre (crédit photo: Faty)

C’est reparti pour le blogging, l’engagement pour mon grand, cher, précieux, chéri, Mali en général. Mais pour surtout pour ma ville natale – Pour qui ne le sait pas car il y a beaucoup de bleus sur la plateforme et j’imagine qu’ils sont déjà envahis par cette envie frénétique de lire les autres blogs de la Mondoblog autant que d’écrire. Une envie qui peut partir … (je l’ai expérimenté pour vous… je comprends le proverbe zarma – dialecte du Niger, affilié au songhoï- qui dit : anniya noo ga yoo gabu, traduction ? c’est avec la volonté qu’on peut piller un dromadaire ! (suffirait de trouver le mortier qui convient me rétorqueraient bien d’autres !)

Bref ! Je suis là et en plus je suis à Tombouctou. Pour qui connait mon amour pour la ville et ma volonté d’y rester pour vivre tranquillement une vie à Tombouctienne ponctuée de taches ménagères et de quelques excursions pour mes articles, et d’activisme sur le net, me comprendrait.

Je suis à Tombouctou depuis une semaine et même mon humeur en a été changée ! J’ai la pèche ! Je me sens super bien ! Même la route que dis-je ? La piste-boueuse, qui mène jusqu’au bord du fleuve pour une longue traverser sur un bac tiré par une grande pirogue à moteur n’a pas réussi à me mettre de mauvaise humeur. La fatigue non plus. Cette sensation d’être chez soi  est enivrante.

J’en avais marre de Bamako, de sa pluie, de ses moustiques, de ses taxis si chers –suis-je devenue radine en 8 mois de vie à Bamako ?- NON ! Il m’était vital de rentrer fêter tabaski à la maison, avec Papa et maman.

Un lecteur attitré de ce blog ne le découvrirait pas seulement aujourd’hui, mais la tabaski est une fête familiale que je n’aimerai passer nulle part au monde si ce n’est Tombouctou. J’y veille. Dieu me l’a permis plusieurs fois – j’ai le droit d’y croire si je le veux non ?-

D’autres parlent de fête des moutons – si ce n’est aux moutons- mais cet aïd, est la fête qui montre, si elle ne le démontre pas, prouve que l’islam est loin d’être une religion de rejet et de l’extrême, encore moins de haine.

La tabaski est la fête du rapprochement entre les membres de la famille et de la société pour nous. Il représente le partage et l’entraide. Ceux qui ont égorgé partagent leur viande avec les nécessiteux en leur donnant les 2/3.

Certains parlent de massacre des moutons en mangeant tranquillement des conserve de poissons, refusant de voir – car je suis certaine qu’au moins un jour ils ont pensé aussi à la vie de ces pauvres poissons aussi- les milliers de poissons qui sont pêchés dans les océans tous les jours-.

Bon, il faut dire que l’islam est la religion qu’on doit pratiquer et se taire à cause de ces djihadistes aux ceintures piégées de bombes, des organisations terroristes comme Boko Haram qui se moquent du Nigéria –malgré une alliance avec la France et le Cameroun hein !- et massacre d’innocentes populations, faisant des victimes même parmi les musulmans. ANESARDINE, qui s’est moqué du Mali en occupant le nord pendant plus d’une année et en continuant à attaquer la mission des Nations Unis pour le Mali MINUSMA. La dernière attaque contre un camp de la MINUSMA à Kidal – fief réel des groupes armés- ou encore Al-Qaïda… le patron des organisations terroristes. L’islam n’est qu’un prétexte … les véritables musulmans, des victimes.

Je ne donnais pas de nouvelles du Mali, elles n’étaient pas bonnes en réalité. Ce n’est pas la joie au Mali malgré les discours de nos petits apprentis rappeurs qui bizarrement ne parlent que de diarabi –amour-, dableni –vin- et se donnent des surnoms d’animaux forts de la jungle-wara-, s’ils ne s’insultent pas père et mère.

Le Mali est dans une phase bizarre. Les maliens commencent à se rendre compte qu’ils se sont trompé en offrant les rennes du pays à Sound… euh… à Ibrahim Boubacar Keita. Nous sommes passé de l’espoir à la déception en une année.

C’est fou les changements qui peuvent subvenir en une année. En juillet 2013 ; lorsque qu’on élisait IBK, j’étais à Gao… une ville qui est toujours sans électricité et je bloguais par Bouba interposé, lui envoyant les textes que j’écrivais avec mon fameux wiko pour qu’il corrige et qu’il les publie pour moi. Michel Théra me trouvait trop pessimiste, mais j’étais juste sceptique. C’est difficile de ne pas être sceptique quand tu es malien et connaissant ton pays, tes concitoyens et leur capacité à se “servir”, quelques en soient les situations.

Et voilà, ils sont deçus d’apprendre que l’équipe en place à chercher à s’inscrire sur la listes des hommes les plus riches du pays en une année en se remplissant les poches pour l’achat de l’avion impérial et la passation de plusieurs marché. Et même-là, il a fallu que les bailleurs de fonds ferment le robinet à billet et que le FMI envoie des enquêteurs à Bamako pour que certains y croient.

En plus, les jérémiades de nos dirigeants depuis les accords de Ouagadougou au lieu d’engager un dialogue véritable avec non seulement les groupes armés ( qui étaient désarmes à ce moment-là) et les populations du nord du Mali n’ont fait que nous enfoncer et à permis d’atteindre ce point de non-retour pour le gouvernement malien qui a perdu  un avantage de taille.

Et nous voilà repartis vers un autre hold-up, moi et beaucoup d’habitants du nord du Mali, se font représenter par des personnes qu’ils ne connaissent ni d’Eve, ni d’Adam , à des négociations à Alger. Pire, ils sont des revendications auxquelles nous sommes opposés.

 

“Quand tu ne fais qu’attendre, ton cou en devient long(à force de le hausser pour voir ce qui va arriver)” dit le proverbe

 

 

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